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J'ai créé ce blog pour permettre à d'autres de lire mes textes. S'il vous plait, ne vous gênez pas, commentez!

N.B. Les textes sont placés du plus récent au plus vieux... Veuillez commencez avec la lecture des textes de 2007 pour pouvoir suivre la chronologie!

dimanche 10 août 2008

Nouvelle...

Mme C., je voulais vous faire parvenir la nouvelle moi-meme, mais je ne sais pas si vous accedez a vos courriels pendant les vacances. Peut etre que les rumeurs sont arrivees jusqu'a vous...je demenage a Paris avec toute ma famille, fin aout, et je continuerai mes etudes la bas.

"Demenagement dans une nouvelle ville, changement d'air, de vie.

"Ce qui devait arriver arriva..."

Le cœur bat douloureusement, violemment. L'air exhalé a le bruit mélancolique d'un soupir. Dans les yeux, des larmes brillantes perlent et jaillissent en un flot d'émotion. Mon âme, mes plaisirs, mes désirs, mes craintes, mes désespoirs, tout cela déversé en un déluge interminable de mots arrachés à l'étoffe de la langue.

Tout ces éléments volatiles forment presque un tout cohérent, un tracé de mes lignes de vie, des hauts et des bas. Des métaphores subtiles, des suggestions discrètes, et puis aussi des idées franches et des déchirures claires, tout ce que la langue française possède pour tenter de capter une essence éphémère.

Et plus important encore que toute cette expression verbale, la réassurance que ce n'est pas en vain, qu'en écrivant tout cela, je libère un peu mes démons et je les humanise progressivement. Savoir que quelqu'un d'autre les lis, qu'il y a quelqu'un qui lit le mérite littéraire, qui comprend certaines de allusions les plus tordues, c'est me donner une raison de plus pour écrire. Voir l'ecrit termine, c'est un peu comme mourir et voir Dieu au fond d'un couloir de lumière ; c'est savoir que de l'autre côté du purgatoire, il y a un paradis, et que j'y arriverais un jour."

Meme avec tous les plus beaux mots de la langue francaise, il est impossible d'expliquer le reconfort, le support, l'aide et l'amitie qui ont ete offerts, et il est tout aussi impossible d'exprimer la gratitude sans fond que j'ai.

Mme C., votre aide et votre support me sont tres precieux, et je ne voudrais pas perdre la meilleur lectrice que j'ai... Un ocean separe l'auteur du lecteur principal, mais cet eau est facilement traverse par les fils des hommes, et tout est encore accessible. L'auteur continuera a ecrire, parce qu'il reste encore tant de mysteres sur lesquels speculer, et tants de choses a decouvrir.

Si jamais vous passez dans mon coin, envoyez moi un courriel...je serais tres heureuse de vous revoir. Pour tout ce que vous avez fait, pour tous les commentaire, les sourires, les sympathies, les critiques, mille fois merci.

La danseuse fantome

dimanche 20 juillet 2008

Questions

17 juin 2008, 22h43
18 juin 2008, 10h35

Qu’est qui allume le désir dans un esprit ?
Quel délivrance l’écriture offre t-elle ?
Qu’est ce qu’il y a de l’autre côté de l’arc en ciel ?
Pourquoi les gens pleurent-ils ?
Comment garder un secret ?
Qu’est ce qui pousse une personne à l’auto destruction ?
Pourquoi la liberté est elle tellement convoitée ?
Y a t’il quelqu’un qui peut lire l’avenir ?
Comment pouvons nous vraiment être heureux ?
Si je t’aimes aujourd’hui, m’aimeras tu demain ?
Est ce que la vie peut être comparée à un manège continu ?
Qu’est ce qui est caché sous les planchers en bois ?
Qui ne possède pas de secrets ?
Est ce que l’enfer, c’est les autres, ou soi-même ?
Pourquoi les larmes sont elles chaudes ?
Le ciel est-il infini ?
Vaut-il la peine de se consacrer cœur et âme à une cause ?
Pourquoi est ce que les marionnettes ont l’air triste ?
Est ce qu’il existe, Dieu ?
Comment les poètes réussissent t’ils à se faire lire ?
Où se trouve le néant ?
Comment est ce que les humains peuvent s’entretuer ?
Le poison a t-il un goût particulier ?
De quelle couleur est le paradis ?
Qui suis-je ?
Y a t-il des réponse à ces questions ?

Petite annonce

3 juin 2008, 22h05

Annonce

Jeune femme, possédant sens de l’humour et joie de vivre, recherche conjoint.

Jeune femme, auto-déstructive, cynique, manipulatrice, recherche collaborateur.

Jeune femme, incertaine de qui elle est vraiment, recherche coéquipier.

Jeune femme, papillon nocturne, buveuse attardée, recherche amant.

Jeune femme, fragile comme verre, avec façade de diamant, recherche appui.

Veuillez vous adresser à la Danseuse Fantôme.

N.B. Tous les répondants auront à remplir un questionnaire détaillant leurs motifs et raisons d’être.

Lilas

Pas vraiment terminé...je n'en suis pas satisfaite.

3 juin 2008, 21h30

Le parfum des lilas est agréable, léger et pur, mais avec le temps, les fleurs pourrissent et sentent le vieux, l’oubli. Les fleurs me ressemblent un peu ; au début, elles sont saines et claires, mais éventuellement, elles deviennent moins jolies, elles se fanent, et elle tombent de l’arbre. C’est une beauté assez éphémère, qui dure le temps d’une saison, et je reflète ceci, mais sur une plus longue durée, avec quelques saisons de plus, qui varient des deux côtés de la balance. Comme moi, elles vieillissent, mais moi, je deviens plus cynique, plus dure envers moi-même et les autres, et je vois un peu moins les choses d’un œil innocent. Mais comme les mauves, je refleuris, et je continue dans un cycle presque éternel, jusqu’à ce qu’on m’abatte. Je refleuris après une époque morne et grise, et alors, à nouveau, j’exhale de la joie, du plaisir, de la légèreté. Comme un lilas, je suis coriace, je repousse après l’hiver rude, je renaît avec le printemps. Même abattue, je garde mes racines, et je fais ressortir quelques petites pousses téméraires. Le gel peut bien venir, mais le lilas est vivace.

Réponse

Ce texte est une réponse à un commentaire de ma prof...

Je virevolte d’un cavalier à l’autre, mais chacun me demande une promesse, un sacrifice, un dévouement irrévocable, un engagement que je ne peux pas respecter, parce qu’il est impossible pour moi de rester dans un même état. D’un côté de la balance à l’autre, je suis tantôt heureuse et insouciante, tantôt sombre et introvertie. Sous cette voûte céleste qui semble parfois s’écrouler et tomber en ruines abandonnées, je danse d’un coin à l’autre, et je marche sur le fil tendu entre la folie dangereuse et sa sœur, la relâche cachée sous un masque innocent. Lequel de mes cavaliers me séduit le plus, là est la véritable question, et là encore, la réponse est floue. Certains (dangereux dans les sensations corporelles) me sont familiers, même si je les ai bannis, ils reviennent parce qu’ils connaissent mes faiblesses et les points qui me charment. Ceux qui sont rapides, un soulagement presque instantané de la douleur mentale ont de meilleures chances, car ils savent que je survis un jour à la fois, parce que je ne sais pas combien d’années je serais encore l’attraction du bal, car d’autres jeunes prises viendront me remplacer. D’autres manquent de puissance, ont une technique plus lente, mais me convertissent graduellement, si je leur permets de le faire. Mais aussi, ceux qui persévèrent me rattraperons peut être pendant que je continue en endurance, les muscles et les pensées dans un état endormi. Face à l’immensité de la galaxie, aux jours parfois interminables, il est parfois difficile de rester confiante, et il est tellement simple de retourner dans le passé, aux mécanismes de survie qu’on connaît, qui nous sont intimes. Je me cherche, et parfois, c’est dans les larmes des anges, la pluie froide, que je me trouve, ou dans les lames des hommes. Qui sait ce qui me garde ancrée dans cette enveloppe tandis que mon esprit se promène ? La peur, c’est plus que juste la crainte de la noirceur, c’est aussi la peur de moi-même, des fantômes que j’ai crées et qui rôdent autour de moi, c’est la peur de mon contrôle qui craque parfois, et qui me laisse dénudée sous mes propres yeux, vulnérable et sans patron. « Déplaire est mon plaisir, j’aime qu’on me haïsse » disait Cyrano, mais la haine de certains morceaux de ma façade n’est pas un plaisir, mais une force motrice, qui me convainc qu’il faut continuer, si seulement pour réparer les dégâts que j’ai faits, et pour m’améliorer. Cette narratrice, comme elle est nommée par certains, c’est moi, réellement, une personne rude et crue qui verse ces anxiétés, ses peines, ses échecs et aussi ses petites victoires dans son écriture, pour avoir une chronologie des moments difficiles, et aussi des moments heureux et paisibles, pour que d’autres puissent la lire et savoir qu’ils ne sont pas seuls.




lundi 2 juin 2008

Poison

24 mai 2008, 22h22
30 mai 2008, 22h30
31 mai 2008, 23h00
1er juin 2008, 22h00

Un poison secret, odorant, sombre et riche. Des larmes, épaisses et crémeuses, qui coulent en flots, sortant des yeux fermés, dans une dégueulade putride et salée. Sur peau pâle, le carmin brille, et la douleur est saillante mais si satisfaisante. Ce secret intense est un éternel jeu de cache-cache, avec le métal scintillant qui plonge et reparaît, comme une vieille tâche que le temps a épargné, mais qui reviens à la lumière. Toxique, dangereux, un dur rappel à la réalité, une connexion avec une enveloppe matérielle dont le contenu semble fade, dont la surface est marquée pour détailler une dissociation.

Peur, j’ai tellement peur de retomber dans la noirceur à nouveau, que l’obscurité m’enveloppe comme une ancienne amie et que ma détermination et mon contrôle décident de partir au vent, loin, comme des hirondelles. Ce serait tellement plus facile de regagner son étreinte familière, de retourner m’asseoir dans l’ombre, avec les sensations aigres-douces. Non. Je ne veux pas y replonger, je veux rester là où je suis maintenant, sur le chemin tortueux de la guérison.

Dans mon cerveau papillonnent des corbeaux sombres, virevoltant à travers les pensées légères, comme une ombre sur un champ de tournesols. Ces corbeaux sont messagers, porteurs de mauvais présages, d’un venin auquel je ne peux pas résister, car il me rapporte un confort familier, un baiser violent. La caution part au vent, j’embrasse cette drogue comme une vieille amante, je la prends et je me l’offre, pour pouvoir continuer. Mais ceci est aussi ma défaite, parce que mon esprit y prend une satisfaction accrochante, périlleuse, qui me fait sombrer dans l’abîme. Je plonge dans le passé, dans de vieux souvenirs qui commencent tout juste à cicatriser et la guérison tranquille est bouleversée.

Je refuse de me laisser aller au complet, je retiens les rênes, pour ne pas permettre au physique d’emporter le dessus, pendant que mes pensées sont dans un état si fragile. Oui, cette fois-ci, l’ombre a gagné, mais je ne me lâcherais plus. Je vaincrais ce démon, et il ira se cacher, et encore plus, j’aiderais d’autres à l’exorciser. L’enfer, c’est moi même, mais avec encore de la détermination, un jour, je toucherai le ciel.

Mots II

31 mai 2008, 23h23
1er juin 2008, 16h23, 21h40

Quand je n’écris pas, je me sens misérable, pathétique, je me plains, et je me roule en boule au fond de mon lit, en position de fétus, serrant mes genoux contre ma poitrine. Il faudrait que quelqu’un ait la patience pour me serrer dans leurs bras, me laisser pleurer des larmes amères et brûlantes de frustration. Il faudrait quelqu’un qui ne me jugera pas, qui voudra bien me tenir, me garder contre eux, pour que je me permette de m’affaisser, de m’appuyer sur quelqu’un d’autre, au lieu de me tenir seule, tête haute même quand le poids du remords et de la déprime pèse. Je voudrais entendre le bruit lent de sa respiration et le battement régulier de son cœur, pouvoir poser la tête contre sa poitrine pour que je puisse me calmer, et sentir des bras m’encercler et me bercer doucement, ne demandant rien, pas de paroles, pas d’explications, pas de promesses, juste une présence réconfortante qui sera là, contre moi, jusqu’à ce que ça aille mieux.
Parfois, quand je rencontre une nouvelle personne, je détecte en eux la petite flamme constante de compassion que je cherche, et je me demande si cette personne pourrait être celle que je cherche, la muse qui me tiendra la main quand l’émotion veut me faire voler haut, et qui pourra me rendre l’inspiration. Quelqu’un qui s’assoira parterre avec moi, qui s’allongera à côté de moi et contemplera la vie, quelqu’un qui n’a pas peur que je pique une crise et que je devienne un danger, que j’aime sentir le froid de l’hiver sur ma peau nue, ou la chaleur d’une bouilloire. Je cherche quelqu’un qui voudra bien me compléter, me rassurer que je ne suis pas complètement cinglée, que ce n’est pas grave. Il me semble que je porte le poids du monde, la destinée des étoiles pâles, sur mes épaules, et que parfois, mon propre lot est si lourd que je vais m’écrouler. J’ai peur, tellement peur, de me confier à quelqu’un, au hasard, mais je sens que dans ma faiblesse et mon isolement, je me confierais au prochain venu, pour pouvoir partager un peu le fardeau que je prends moi-même. Prenez-moi, serrez-moi dans vos bras, offrez moi le silence, et consolez moi quand je ne parviens pas à cueillir la lune.
Une fille, incertaine, femme, passionnée, habitée par mille démons, se donne en cadeau à celui ou à celle qui voudra bien s’en charger. Je vous préviens, la charge sera parfois lourde, mais je peux vous garantir des discussions intellectuelles, des moments de silence, de l’admiration, des caprices, de temps en temps. Prenez-moi comme je suis, c’est tout ce que je peux donner. Je n’ai rien de plus que mon esprit épuré par toutes les émotions que j’ai posé sur papier, rien d’autre que mon corps meurtri par des nuits passées recroquevillée sur moi-même. Et puis aussi, plus précieuse que mon corps, mon temple, je joue dans la partie avec ma dernière offrande; l’amour que j’ai un peu partagé, mais dont il reste encore tant de réserves qui attendent la bonne personne. Je mendie un peu d’affection, je prostitue mon âme pour tenter de remplir le trou qui me semble béant. Ce sacrifice me ramènera peut être, me fera vivre mon âge, au lieu d’être comme une louve scarifiée par les années. Tout ce que je demande, c’est quelqu’un pour m’accompagner. Ne me laissez pas seule…